Bidon la CEDAW ?

Saturday 13 February 2010.
 

Le Groupe d’Intérêt pour le Matronyme est une des rares associations françaises (elles sont deux)à avoir intenter un procès à la France pour non-respect de la Convention en faveur de l’élimination de toutes les discriminations à l’encontre des femmes.

Quelle est la procédure ? La Convention s’est dotée d’un outil complémentaire, le "protocole optionnel" qui permet aux individus de saisir cette juridiction internationale de l’ONU, rattachée au Haut Commissariat aux Droits de l’Homme, pour non-respect de la convention par les pays signataires. Un groupe de travail du comité de la CEDAW, constitué de membres institutionnels des Etats-parties sont établis comme "juges".

Or, ce manque d’indépendance des juges a des implications directes sur la manière dont les plaintes sont traitées. Jusqu’ici, il semble que seules les femmes issues de pays du Sud soient entendues, surtout pour raison religieuse, qu’elles se plaignent d’un Etat situé au sud de l’équateur ou bien au nord. Mais aucun pays occidental n’a jusqu’ici été condamné pour non-respect de la convention, en étant attaqué par une ressortissante "autochtone". Car alors, les sujets soulevés ne traitent pas de conflits de civilations religieuses, mais directement du sexisme d’Etat. Là, le comité de la Cedaw ne suit pas. A quoi sert la Cedaw si elle ne fait pas respecter ses textes par les pays les plus puissants de la planète ?

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